
Une bourgade au coeur de la Montagne Bourbonnaise
Un brin d’histoire
C’est ici que passait, au XV siècle, la frontière de province entre l’Auvergne et le Bourbonnais. Après la révolution, de nombreux prêtres réfractaires trouvent refuge dans la région ce qui explique une forte implantation religieuse.
En 1836, une église est édifiée pour les « villages » de l’actuelle commune. La paroisse est érigée en 1844 par la nomination d’un curé et c’est en 1846 que le presbytère a été construit.

Le 5 décembre 1849 est créée la commune de La Chabanne, les communes de St Nicolas, St Clément et Laprugne lui abandonnant une partie de leurs territoires.
A l’emplacement du chef lieu actuel, n’existaient avant ses dates, que les maisons du bas du bourg constituant un hameau comme les nombreux autres « villages » de la commune.
Le territoire communal est traversé du sud au nord par la Besbre qui a creusé là une large et profonde vallée. Cette rivière majeure en Montagne Bourbonnaise reçoit en rive droite, les eaux d’un affluent : le Sapey.
Ce sont le long des rives de ces 2 cours d’eau que les hommes vont construire moulins et scieries et utiliser la seule énergie à leur disposition : l’énergie hydraulique.
Le haut du bourg
Tous les bâtiments de cette partie du bourg n’ont été construits qu’après la création de la paroisse et de la commune. C’est le cas de l’église néogothique, de la mairie (ancien presbytère), de l’ancienne école privée de fille devenue gîte communal, de l’école élémentaire actuelle, de la bascule et du cimetière.
Pour avoir de l’eau, les habitants du bourg ont construit de très beaux puits dont certains sont encore bien conservés et restaurés.
Les bâchasses et fonts de laits

Dans le bas du bourg, la présence d’une succession de constructions hydrauliques témoigne de l’importance de l’agriculture dans le hameau originel.
Dans le flanc de la colline et sur le tracé d’une source probablement canalisée, les anciens ont construit, 3 « niches » en pierre, incluses dans la pente et s’ouvrant dans le mur du soutènement de celle-ci. Des portes en bois fermaient ces réduits au bas desquels circulait l’eau de source. Ce sont là les « Fonts de laits », aménagés pour stocker les bidons de lait à conserver au frais, bidons baignés par l’eau fraîche de la source.
Puis l’eau sort de son cours souterrain et chemine dans 5 beaux bassins ou abreuvoirs monolithiques en granite, appelés ici « Bâchasses ».
Cet ensemble a fait l’objet d’une restauration par la commune et un chantier international de bénévoles, en 2006.
La Mine de Galène ou plomb argentifère de Ramillard
Le sous-sol de la commune recelant du plomb, celui-ci a été exploité jusqu’au début du 20 aime siècle, par ouverture d’une mine souterraine près du « village » de Ramillard.
La période d’ouverture de cette mine ne nous est pas connue. Seule, sa fermeture pour cause de mobilisation des hommes à la guerre en 1914 est sûre.
De tous les vestiges de ce passé industrieux, nous sont parvenues une petite galerie poudrière, une plateforme de stériles ou halde et une partie (8m) d’un puits vertical qui a fait l’objet de 3 chantiers de restauration de la part de de l’association Terre & Nature entre 2005 et 2007.
Avec mes remerciements à Christian Prat ! terre.nat@orange.fr
la Chabanne
dessin et construction par Adriaan Lokman, info@lokmanfilm.com